Le 8 avril dernier, en Commission des affaires européennes, j’ai défendu la position du groupe Ensemble pour la République sur la proposition de résolution européenne du groupe LFI visant à condamner les atteintes répétées au droit international commises par l’administration américaine sous la présidence de Donald Trump.
Nous partageons le constat d’un durcissement préoccupant de la ligne américaine : retrait de l’Accord de Paris, sortie de l’OMS, droits de douane unilatéraux… autant de décisions qui fragilisent l’équilibre international et mettent à mal le multilatéralisme.
Face à ces dérives, l’Union européenne doit apporter une réponse ferme et lucide. Mais cette réponse ne saurait se réduire à une posture d’indignation caricaturale. L’Europe doit se montrer responsable, mesurée et crédible, en affirmant clairement ses priorités et en renforçant son autonomie stratégique, tout en maintenant le lien transatlantique qui demeure essentiel.
C’est pourquoi nous ne pouvions voter cette proposition de résolution en l’état. Au nom du groupe, j’ai déposé et défendu plusieurs amendements afin de rééquilibrer le texte et d’y apporter la nuance nécessaire.
Ainsi amendée, la proposition a été adoptée. Le groupe Ensemble pour la République a choisi de s’abstenir, considérant que le texte final, bien qu’imparfait, permettait d’envoyer un signal politique tout en évitant une rupture inutile.
Notre conviction demeure : l’Europe doit tracer des perspectives d’action exigeantes et cohérentes, à la hauteur de la complexité du monde, plutôt que céder à la tentation de la dénonciation simpliste.



