Le 21 mai, j’ai interrogé le ministre délégué chargé du commerce extérieur et des Français de l’étranger, Laurent Saint-Martin, lors d’une réunion conjointe de la commission des Affaires étrangères et de la commission des Affaires économiques, au nom de mon groupe Ensemble pour la République.
Un contexte international bouleversé
La France et l’Europe sont confrontées à un environnement mondial en pleine transformation. Le retour du protectionnisme, l’instabilité des chaînes d’approvisionnement et la montée des tensions géopolitiques fragilisent les équilibres sur lesquels reposait jusqu’à présent le commerce international. Face à ces défis, j’ai rappelé qu’il est indispensable pour notre pays d’adopter une posture plus offensive : défendre nos intérêts stratégiques, garantir notre autonomie et promouvoir un commerce plus juste, respectueux de nos valeurs sociales et environnementales.
Les Assises de la politique commerciale
En mars dernier, le gouvernement a lancé les Assises de la politique commerciale. Cette initiative, ambitieuse et pragmatique, vise à bâtir une stratégie nationale au plus près du terrain, en associant directement les entreprises, les chambres de commerce et les élus locaux. Elle repose sur une triple ambition : soutenir nos exportations, sécuriser nos modes de production et d’approvisionnement, et défendre une concurrence plus équitable dans un contexte international mouvant.
J’ai salué cette démarche et j’ai interrogé le ministre sur l’état d’avancement des travaux, sur le nouveau calendrier du Conseil présidentiel du commerce extérieur, reporté au-delà du mois de mai, ainsi que sur la manière dont les priorités françaises s’articuleront avec la politique commerciale commune de l’Union européenne.
La réponse du ministre
Laurent Saint-Martin a rappelé que le débat public sur les accords commerciaux est devenu souvent passionnel, comme l’a montré récemment la discussion sur le CETA. Pour dépasser ces clivages, le gouvernement souhaite redonner toute leur place aux filières économiques et écouter les besoins exprimés par les acteurs de terrain. Trois groupes de travail ont été constitués, et des déplacements sont organisés dans toutes les régions, réunissant à chaque étape plusieurs centaines de chefs d’entreprise.
Les conclusions des Assises sont attendues pour septembre. Elles viendront nourrir les débats sur les grands accords commerciaux à venir, notamment avec le Mercosur, l’Indonésie et les Philippines.
Je resterai pleinement mobilisée pour que la France et l’Europe défendent une politique commerciale à la fois ambitieuse, protectrice de nos intérêts et fidèle à nos valeurs.



