En juin dernier, avec plusieurs collègues députés des territoires frontaliers, j’ai cosigné un courrier adressé au Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères pour exprimer notre vive inquiétude face à la décision du Conseil d’État de Genève d’exclure progressivement, dès 2026, les enfants non-résidents des écoles publiques du canton.
Cette décision unilatérale, prise sans concertation avec les autorités françaises directement concernées, remet en question l’esprit de coopération qui prévaut depuis des années entre nos deux pays dans ce bassin de vie transfrontalier fortement interconnecté.
Les effets collatéraux de cette mesure sont nombreux : accroissement du nombre de fausses résidences genevoises, pression accrue sur les infrastructures françaises, déstabilisation des parcours éducatifs, mais aussi déséquilibres dans la gestion fiscale et sociale de nos territoires.
Depuis cette alerte, le gouvernement français s’est pleinement mobilisé. La désapprobation a été exprimée aux plus hauts niveaux de l’État, du Président de la République aux services diplomatiques. Le ministre Jean-Noël Barrot a confirmé, dans une réponse que je rends publique ici, l’engagement des autorités françaises pour trouver une solution soutenable, respectueuse des élèves et de nos collectivités.
Plus que jamais, je continue à défendre une coopération transfrontalière fondée sur le dialogue, la transparence et la concertation. Car la méthode est tout aussi importante que les décisions elles-mêmes. C’est à ce prix que nous pourrons préserver l’équilibre et la confiance entre nos territoires.



