J’ai eu l’honneur d’assister ce jeudi 4 septembre 2025 à la signature de deux accords de coopération franco-suisses sur la gestion des eaux du lac Léman et du Rhône, après après 2 ans de négociations.
Signés par le conseiller fédéral suisse Albert RÖSTI, à la tête du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication et Laurent SAINT-MARTIN, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et des Français de l’étranger, ces accords ont pour objectif principal de faire face à l’accroissement des risques associés au réchauffement climatique.
Le Rhône, grand fleuve prenant sa source dans un glacier qui porte son nom dans les Alpes suisses, se jette dans le Léman, plus grande réserve d’eau de surface d’Europe occidentale, pour entrer ensuite en France. Avec le réchauffement climatique et la disparition progressive des glaciers alpins, le Rhône risque donc d’être de plus en plus dépendant des eaux de pluies, avec pour conséquence de rendre plus imprévisible son débit et une multiplication des risques de crues.
Accord sur le Rhône : une commission bilatérale pour une gestion intégrée.
Le premier accord institue une commission de coopération bilatérale dédiée aux eaux transfrontalières du Rhône. Cette instance permettra d’avoir une vision d’ensemble des défis (débits, usages, écosystèmes) et ouvrira la voie à une gestion plus intégrée et durable entre les deux pays.
Accord sur le Léman : anticiper les crues, protéger la biodiversité.
Le second accord porte sur la régulation des eaux du lac Léman. Il vise à renforcer la capacité des deux pays à anticiper, prévenir et gérer les risques liés aux crues et aux périodes d’étiage. L’objectif est aussi de promouvoir l’échange des connaissances scientifiques les plus avancées, tout en protégeant les écosystèmes et la biodiversité, et en coordonnant la fixation des grands paramètres hydrologiques pour le Léman et le Rhône.
Ces accords marquent une étape majeure vers une gouvernance plus coordonnée et résiliente, impliquant des instances binationales réactives, à même de répondre aux enjeux actuels comme futurs. Ils sont l’exemple concret de l’action écologique de long terme menée par les gouvernements français et suisse, afin d’adapter nos usages au changement climatique.



